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Compte rendu

60e Salon du livre de Belgrade : un espace convivial

décembre 2015

L'espace de six jours, le Salon du livre de Belgrade se substitue aux nombreuses librairies de la ville et de la région. C’est un événement quasi incontournable tant pour le public que pour les libraires et les éditeurs. Selon ces derniers, ils y enregistrent entre un et trois quarts de leurs ventes de l’année. La concurrence est donc forte entre les exposants nationaux, chacun profitant de l’événement pour lancer ses dernières publications ou asseoir son identité auprès d’un public curieux et réceptif.

 

Le Salon du livre de Belgrade a ouvert cette année quatre grands halls à ses visiteurs : un, central, pour les éditeurs nationaux, un autre pour les libraires, un troisième pour les exposants internationaux et le dernier pour les professions connexes (imprimeurs, métiers du numérique…). La manifestation a accueilli au total 943 exposants et 182 684 visiteurs (20 000 visiteurs de plus qu’en 2014), 450 programmes divers et 16 expositions.

 

Pour cette 60e édition, les organisateurs avaient choisi de mettre à l’honneur la Russie, qui a saisi l’occasion pour présenter ses éditions, appuyée en cela par une forte promotion de la littérature russe en général et de la littérature jeunesse en particulier.

 

Le stand EUNIC, situé cette année dans le hall 4, regroupait les stands du British Council, de l’Institut italien de la culture, de l’Institut Cervantes, de l’Institut Goethe et de l’Institut français de Serbie. En son centre, un espace convivial invitait les visiteurs à s’asseoir et à flâner parmi les livres.

 

Sur le stand de l’Institut français de Serbie, qui s’étalait sur 45 m², plus de 1 000 titres de toutes disciplines, envoyés par le BIEF, étaient exposés. Les "plumes féminines" avaient été choisies cette année pour faire l’objet d’une mise en avant particulière, aux côtés des traductions d’auteurs francophones traduits vers le serbe, soutenues par le programme d’aide à la publication.

Le français suscite encore un intérêt visible auprès du public serbe. Comme chaque année, le partenariat avec la librairie Delfi s’est avéré très positif, autant dans la gestion et l’organisation que dans le résultat des ventes. Ce sont les livres de linguistique, de cuisine, d’art, ainsi que les livres pour la jeunesse et la littérature française d’auteurs contemporains qui ont séduit en priorité les acquéreurs.             

 

- Catherine Krasojevic et Sonja Filipovic, Institut français de Belgrade

 

 

De retour de la foire : questions à Agathe Bouzat, Éditions Auzou

 

BIEF : C’était la première fois que vous alliez au Salon du livre de Belgrade, qu’en avez-vous pensé ?

 

Agathe Bouzat : J’ai été très agréablement surprise dans le sens où j’imaginais ce salon très tourné vers le public, avec des éditeurs peu disponibles pour des rendez-vous professionnels. En réalité, ils souhaitent rencontrer des partenaires étrangers et, d’ailleurs, sur les plus gros stands, sont prévus des espaces à cet effet. Les suivis après les prises de contact ont également été satisfaisants.

 

BIEF : Que disent les éditeurs serbes du monde de l’édition actuellement en Serbie ?

 

A. G. : Ils se montrent assez positifs et trouvent que le secteur éditorial va plutôt mieux. J’ai remarqué que les prix de vente des livres en Serbie sont extrêmement bas, ce qui pose problème pour les coéditions, mais nous cherchons tous des solutions pour que les échanges se fassent. Les publications françaises pour la jeunesse sont très appréciées, particulièrement pour leur qualité et leur originalité technique (pop-ups, livres à tirettes, etc.).

 

BIEF : Vous revenez du Salon du livre de Zagreb, qu’en avez-vous pensé ?

 

A. G. : À dire vrai, je m’attendais à un salon plus proche de celui de Belgrade. En réalité, les stands croates sont plutôt petits et rarement organisés avec un espace de rendez-vous. Ce salon-là est très tourné vers le public, et il y est plus difficile d’improviser des rendez-vous qu’à Belgrade. En revanche, le prix des livres est plus élevé en Croatie, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous vendons mieux.

 

- Propos recueillis par Laurence Risson



déc. 2015
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