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Comptes rendus
17e Foire internationale du livre de Séoul

Le stand français, toujours très prisé des professionnels coréens
La Foire internationale du livre de Séoul a accueilli 572 exposants, dont les stands ont été fréquentés par plus de 130 500 visiteurs professionnels ou grand public.
Sur une surface de 70 m², placé en face de l’entrée principale du salon, le BIEF a exposé plus de 1 300 livres, tous secteurs d’édition confondus. Comme chaque année, c’est la librairie Kyobo qui se chargeait de la commercialisation. Pour la deuxième année consécutive, le BIEF avait publié un catalogue bilingue français-coréen de titres dont les droits sont disponibles en langue coréenne, catalogue à destination des professionnels concernés.
 
23 pays étaient représentés (dont l’Allemagne, les États-Unis, le Japon…), mais leur stand était plus modeste et présentait moins d’ouvrages. Beaucoup d’éditeurs français s’étaient déplacés lors de la précédente édition de cette foire, dans le cadre de l’invitation d’honneur faite à la France. Ils furent donc moins nombreux cette année. Le stand français demeura néanmoins le plus attractif aux yeux des professionnels coréens.

Pauline Kim (PK Agency) indique que « la foire de Séoul devient de plus en plus importante en tant que foire internationale. De nombreuses maisons d’édition étrangères y participent ou sont parfois invitées par la KPA (Korean Publisher’s Association). Les livres coréens sont notamment très populaires auprès des éditeurs asiatiques. C’est dommage que de nombreux éditeurs de ce pays, même parmi les plus grands, ne jugent pas utile de participer à cette manifestation. Les livres français déclenchent toujours beaucoup d’intérêt de la part des éditeurs coréens ; d’une façon générale, il serait à souhaiter que la foire de Séoul s’agrandisse et que la présence étrangère se renforce ».
  
L’importance culturelle du livre de jeunesse en Corée
De par son originalité et sa créativité, l’édition de jeunesse française intéresse les professionnels de l’édition du monde entier, et plus particulièrement les Asiatiques. Le séminaire sur ce thème, programmé par les organisateurs, a attiré près de 80 éditeurs coréens.
Agnès Godin et Laurence Tutello – responsables respectivement de la librairie la Cabane à Lire à Bruz, et Le Chat Pitre à Paris, lauréates d’un concours de vitrines organisé au printemps dernier par Yeowon Media et KPA en partenariat avec les éditions du Ricochet – avaient gagné leur voyage pour visiter la Foire du livre de Séoul. Elles ont ainsi pu intervenir lors du séminaire sur les titres jeunesse coréens ayant été traduits en français. Sur place, elles ont affiné leur connaissance du marché : « Je ne connaissais la littérature jeunesse coréenne que par les titres et les auteurs les plus connus (comme Suzy Lee, avec J’attends maman, Bonne nuit mon tout petit), la collection « Ohé la science » des éditions du Ricochet et, bien sûr, le travail des éditions Chan-ok. J’ai été surprise par la quantité de documentaires, parfois des séries très longues (plus de 20 titres). Les documentaires scientifiques sont très présents et d’une grande qualité iconographique (dessins et magnifiques photos). Il semblerait que le public coréen conçoive la littérature jeunesse comme devant avoir une qualité éducative », a déclaré la libraire de Bruz. De son côté, ce qui a le plus frappé Laurence Tutello dans les librairies générales, « c’est l’emplacement et l’importance du rayon jeunesse, qui se situe immédiatement à l’entrée des librairies. Sur les tables des meilleures ventes, la jeunesse a aussi sa place ».
  
Marion de Rouvray (Fleurus Éditions) et Christian Voges (Groupe Vilo, L’Élan Vert, Le Baron Perché, Les éditions d’Art Monelle Hayot) ont présenté l’édition jeunesse française et fait part de leur expérience d’achat ou de vente de droits. L’éditrice de Fleurus s’est montrée satisfaite de son déplacement : « Étaient représentés sur ce salon des éditeurs importants mais également quelques petites maisons. La Foire apporte une meilleure visibilité de la production par rapport aux grandes foires de Bologne et Francfort. Ma présence m’a permis de rentrer en contact avec de nouveaux éditeurs et d’échanger directement avec eux. Une présentation plus personnalisée, grâce à la préparation préalable de Muriel Park, agente coréenne avec qui nous travaillons régulièrement ».

Un nouvel axe de développement du service culturel de l’ambassade de France en Corée du Sud
Au-delà de la foire, il faut également noter l’important travail de promotion réalisé, principalement en littérature et sciences humaines, par le Service culturel de l’ambassade de France auprès de l’ensemble des professionnels de l’édition coréenne (traducteurs, éditeurs, auteurs, presse spécialisée, réseaux sociaux, universités…). Tout cela pour la grande satisfaction des éditeurs coréens qui publient des traductions du français. En quelques mois, se sont succédé à Séoul : Juliette Simon (correspondance de Proust), Dominique Wolton, Pierre Bayard, Antoine Compagnon, Éric Reinhardt…
Christian Voges, Groupe Vilo, L’Élan Vert, Le Baron perché, Les éditions d’Art Monelle Hayot  -  juil. 2011
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