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Portrait et entretien de professionnels
« Ce n’est pas une présence symbolique, au contraire, le stand du livre français est nécessaire et même indispensable. La foire est ce moment fort où l’on rencontre le lectorat francophone », Davoud Moussai
Questions à David Moussai, éditeur et libriaire à Téhéran

Anne Dutertre : Que représente la Foire internationale du livre de Téhéran pour l’édition iranienne et le marché du livre ?
 
Davoud Moussai : Avec une fréquentation d’environ 3 millions de visiteurs, la Foire internationale du livre de Téhéran est la plus grande des manifestations éditoriales de la région. Elle permet au grand public de connaître les nouveautés du livre et aux auteurs et traducteurs les publications en langues étrangères.
 
A. D. : Quelle place accorder au stand du livre français dans la section internationale ?
 
D. M. : Ce n’est pas une présence symbolique, au contraire, le stand du livre français est nécessaire et même indispensable. La foire est ce moment fort où l’on rencontre le lectorat francophone. Nous voyons arriver chaque année un public plus nombreux et plus divers dont le socle est constitué majoritairement de traducteurs, d’universitaires, de professeurs et d’étudiants. Cette année, les titres nouveaux ont été vendus dès les trois premiers jours. Au regard de la production éditoriale française, notre offre à la foire est sans doute trop limitée pour répondre à la demande. Nous voudrions diversifier les domaines et augmenter les titres. Il faut noter que le livre français est présent à la fois sur le stand du livre français, dans la section internationale, mais aussi dans les stands des exposants spécialisés dans les livres importés. Là encore, on constate cette année que le public s’est élargi et que nous pourrions importer davantage.
 
Pour les éditeurs comme pour les libraires, ces dix jours de foire sont déterminants pour le chiffre d’affaires réalisé. S’agissant de l’offre du livre français, depuis nos débuts il y a dix ans, nos importations ont été multipliées par sept. Nous pouvons et voulons faire mieux.
Propos recueillis par Anne Dutertre, Attachée de coopération au Service culturel de l’ambassade de France en Iran  -  juil. 2011
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