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Succès français à l'international
Les déferlantes, La tête en friche et L'île des chasseurs d'oiseaux, trois ouvrages des éditions du Rouergue au parcours international atypique

« En France, le livre de Claudie Gallay Les Déferlantes, publié par les éditions du Rouergue en mars 2008, a d’abord été tiré à 7 000 exemplaires et mis en place à 3 500 exemplaires.
Dès le mois de juin 2008, les ventes atteignent les 30 000 exemplaires. C’est après le festival de Cannes que nous cédons les droits audiovisuels de l’œuvre à TF1 International (le livre est actuellement en cours d’adaptation pour un long-métrage cinéma écrit et réalisé par Éléonore Faucher. Le tournage devrait intervenir au printemps 2011).
Pendant l’été, les libraires achèvent d’imposer le roman. Même si l’on a noté une légère baisse des ventes lors de la rentrée littéraire 2008, la barre des 100 000 exemplaires est atteinte dès octobre. Le livre obtient le Grand Prix des lectrices de ELLE en mai 2009, confirmant par un prix national l’engouement des lecteurs. Les ventes atteignent à ce jour 280 000 exemplaires.

La presse a réagi, elle, au fil du succès, offrant à Claudie Gallay de belles pages-portraits après l’apparition du roman sur les listes de best-sellers. On évoquait dès lors le ”phénomène des Déferlantes“ et la personnalité secrète et réservée de son auteur, que le public découvrait.
Les cessions à l’étranger ont suivi un régime comparable. Les premiers éditeurs internationaux ont d’abord réagi à un coup de cœur. Certains pays ont suivi l’enthousiasme immédiat de leur “scout”. La liste s’est ensuite allongée tandis que le livre s’imposait en France.
 
Ainsi, le succès en librairie n’explique pas à lui seul les cessions étrangères. Ce sont des éditeurs littéraires qui en ont acquis les droits, tout d’abord sensibles aux qualités narratives et formelles de l’œuvre, à la force de ses dialogues et de ses personnages. La preuve de l’engagement de ces maisons se lit notamment dans leur politique d’auteur, puisque plusieurs d’entre elles ont déjà acquis des titres antérieurs de Claudie Gallay pour poursuivre leur travail sur cette œuvre qui comptera bientôt un nouveau titre, L’amour est une île, à paraître à la rentrée 2010 aux éditions Actes Sud ».
 
Les Déferlantes a déjà été traduit en 13 langues :
• Random House (allemand)
• Business Weekly Publications (chinois caractères complexes)
• Sallim Publishing (coréen)
• Duomo Ediciones (espagnol)
• Avain Publishers (finlandais)
• RCS Libri (italien)
• De Bezige (néerlandais)
• Forlaget Oktober (norvégien)
• Foksal (polonais)
• Editora Objetiva (portugais - Brésil)
• Quercus publishing (anglais - Royaume-Uni)
• Geleos (russe)
• Wahlström & Widstrand (suédois)
 
 
La Tête en friche

« Le Rouergue a aussi fait son entrée en force sur le marché international avec La tête en friche de Marie-Sabine Roger. Ce titre passait quasi inaperçu en France, tandis que les enchères flambaient après la Foire du livre de Francfort 2008. Il a notamment été cédé en Allemagne pour plus de 80 000 euros. Plusieurs cessions ont été négociées avant la fin de l’année. Ce livre en hommage à la lecture, où émotion et drôlerie se déploient avec intelligence, a séduit à l’étranger avant de s’imposer en France, surtout plébiscité par les libraires. Les ventes dépassent aujourd’hui les 50 000 exemplaires, après la sortie en juin du film de Jean Becker (avec Gérard Depardieu et Gisèle Casadesus) qui en a fait une adaptation très fidèle, laissant une part généreuse aux dialogues de l’œuvre originale. Quelle dialoguiste en effet que Marie-Sabine Roger, qui confirme son irrésistible sens de la formule dans son nouveau roman à paraître en août au Rouergue, Vivement l’avenir. Il est déjà cédé à l’étranger avant même d’être paru et il est à parier qu’il fera le miel d’un réalisateur en quête d’un sujet vif et humaniste ».
 
 
L’Île des chasseurs d’oiseaux
« Un autre cas intéressant est celui de Peter May. L’agent britannique de l’auteur avait condamné à un fond de tiroir l’un de ses romans policiers d’inspiration écossaise et insulaire. Peter May a fini par le soumettre directement à Danielle Dastugue, éditrice de sa série chinoise, qui a eu l’excellente idée d’en acquérir les droits mondiaux. A sa sortie en France en 2009, L’île des chasseurs d’oiseaux (Blackhouse en anglais) a été acheté après enchères, en Allemagne (Rowohlt), Italie (Einaudi), Espagne (Mondadori), Russie (Corpus), Grèce (Kedros) et en GB/USA (Quercus). Les Anglais se sont montrés enthousiastes au point de commander la rédaction d’une trilogie à l’auteur (formule qui a récemment fait ses preuves en roman policier) pour laquelle les contrats de cession ont déjà été signés ». Le lancement annoncé de la série outre-Manche (sous le nom de « Lewis Trilogy ») devrait susciter de nouvelles cessions dans le monde, notamment dans les pays de l’Est et en Asie.
Elisabeth Beyer, responsable des droits aux éditions Actes Sud et éditeurs associés  -  juil. 2010
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