Parmi la douzaine d’éditeurs et de responsables de droits français présents cette année à la Foire de Taiwan, quatre d’entre eux ont rédigé des comptes rendus unanimes sur l’enthousiasme que suscite la participation à cette manifestation.
Extraits :
Pour Hannele Legras, responsable des droits de MeMo, Rue du monde et Forest Editions, la Foire du livre de Taipei, est un de ses « déplacements les plus agréables et les plus surprenants ».
« Loin des foires internationales de grande envergure que sont Francfort, Bologne ou Londres, Taipei est à taille humaine et permet ces relations humaines qui nous manquent parfois dans nos “grands” rendez-vous internationaux et nos demi-heures de “speed-meeting”. Chaque rendez-vous ici est un moment d’échange et d’écoute, qui ne peut que mettre en valeur nos propositions éditoriales.
En me promenant sur la foire, ce que j’ai eu aussi le temps de faire ici, prenant en direct les quelques contacts qui me manquaient, je découvre des éditeurs de qualité, des ouvrages de jeunesse français déjà traduits avec succès, des piles d’albums créatifs. Concrètement plusieurs contrats sont en fin de négociation depuis mon retour, avec des éditeurs que je connaissais déjà, mais que j’ai pu voir sur place à plusieurs reprises et dans diverses occasions, confortant ainsi des liens dans la durée. »
Selon Solène Chabanais, directrice des droits étrangers chez Albin Michel « le déplacement au Salon du livre de Taipei a été bénéfique et utile à plus d’un titre pour ce département de la maison. »
« Les rendez-vous avec les éditeurs taïwanais se sont extrêmement bien passés. Les entretiens avec nos partenaires étaient plus longs que d’ordinaire : ainsi nous pouvions passer une heure ou plus avec des éditeurs que nous ne voyons pas souvent (peu de Taïwanais se déplacent aux salons de Paris, Londres ou Francfort). Cela a permis des échanges approfondis à propos de nos nouveautés pouvant les intéresser et s’intégrer dans leurs catalogues, comme au sujet d’auteurs français traduits et publiés à Taïwan, qui seraient susceptibles de venir à une prochaine édition du salon.
Cela a également été l’occasion de créer de nouveaux contacts, notamment en ce qui me concerne, pour les sciences humaines. »
Pour sa première présence à la Foire de Taipei, Anne Risaliti, responsable des droits de Hatier et Didier Jeunesse, a pleinement ressenti ce que signifie être invitée d’honneur.
« Pour les rendez-vous de travail, les éditeurs taïwanais se sont souvent déplacés à plusieurs. On avait ainsi, face à soi, un éditeur, un responsable du marketing ou du commercial, un directeur éditorial qui pouvaient échanger entre eux, à chaud, sur ce que nous étions en train de montrer. Ils ne recherchent pas forcément des collections entières comme en Chine continentale et, autre point positif, ils nous indiquent très rapidement le type d’illustration ou d’album qui peuvent les séduire. Nos collègues taïwanais m’ont semblé très déterminés dans leurs choix, avec déjà une grande habitude des acquisitions de droits. Leurs catalogues sont émaillés de couvertures d’ouvrages français et anglo-saxons. Pour ma part, des contrats viennent tout juste d’être signés pour des albums de Didier Jeunesse et d’autres projets sont en cours.
Je viens d’apprendre que quelques éditeurs taïwanais sont invités à Paris pour le salon du livre. Ce sera pour moi une grande joie de les revoir avant de pouvoir, peut-être, les retrouver à Taipei l’année prochaine. »
Brigitte Stephan, directrice du Baron perché depuis août 2009 : « Participer à une telle foire internationale permet de développer ses réseaux de vente à l’étranger, ce qui est très important en période de démarrage. »
« J’ai eu de nombreux rendez-vous avec des éditeurs "made in Taiwan" qui ont tous été très attentifs lors de la présentation de mes livres et ont très souvent marqué un réel intérêt pour eux. Les Taïwanais misent particulièrement sur l’éducation de leurs enfants et la demande est très forte dans ce domaine. Ainsi les livres des éditions Le Baron perché, avec la collection Comment parler de (…) aux enfants, ont suscité beaucoup d’attention de leur part.
De retour à Paris, j’ai fait mes envois de livres aux éditeurs intéressés. Moins d’un mois plus tard, l’un d’entre eux et pas des moindres, Linking Publishing, me confirmait ses intentions pour trois de mes titres. Nous allons nous rencontrer au Salon du livre de Paris où l’Institut français de Taïwan se déplace avec plusieurs éditeurs. Et tout cela évidemment sur le stand du BIEF ! Voici donc le début d’une belle collaboration entre nos deux pays, et le signe d’une ouverture culturelle pleine de promesses. »