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"La France a toujours tenu une place primordiale dans la culture roumaine, la francophonie et la francophilie du lectorat roumain est un atout considérable pour l’édition française dans une Europe de l’Est de plus en plus encline à s’attacher à la littérature anglophone".
Foire de l'éducation et du livre Gaudeamus à Bucarest

Le livre reste un acteur prédominant de la vie culturelle roumaine aujourd’hui, en témoigne cette année encore la forte fréquentation de la Foire internationale du livre Gaudeamus, où près de 100 000 visiteurs ont déambulé dans les allées de RomExpo.
Alors que la situation économique de la Roumanie connaît une période difficile, quatre cents maisons d’édition roumaine ont choisi de participer à l’événement. L’ambassade de France en Roumanie et le BIEF n’étaient pas en reste, puisqu’un stand abritant plus de 1 500 titres a été mis en place avec l’aide précieuse de la librairie Carturesti et de quelques étudiants francophones de la Faculté des Lettres de Bucarest.
Cette année, le Service de Coopération et d’Action culturelle (SCAC) de l’ambassade de France en Roumanie avait décidé d’organiser des tables rondes traitant de thèmes variés tels que « Le livre en crise » ou encore « Panorama de l’édition roumaine et française contemporaine : que lire, qu’éditer ? ». Le but de cette démarche étant bien évidemment d’aider les professionnels français et roumains qui avaient fait le déplacement à mieux appréhender les marchés respectifs. C’est aussi la première fois que des tables rondes concernant la
jeunesse et la bande dessinée ont été organisées, suscitant un questionnement autour d’un marché roumain qui peine à trouver son identité et un marché français
parfois trop foisonnant.
La France a toujours tenu une place primordiale dans la culture roumaine, la francophonie et la francophilie du lectorat roumain est un atout considérable pour l’édition française dans une Europe de l’Est de plus en plus encline à s’attacher à la littérature anglophone. Le SCAC et l’Institut culturel travaillent d’arrache-pied pour que cette situation perdure. C’est aussi grâce à des professionnels roumains extrêmement motivés et parfaitement bilingues que ce marché du livre reste ouvert à la culture française.
Fanny Martin  -  janv. 2010
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