L’édition japonaise compte plus de 4 000 éditeurs, dont 500 représentent près de 90% du chiffre d’affaires global du secteur. La plupart des éditeurs de livres sont également éditeurs de presse magazine ; ils sont, dans leur très grande majorité, basés à Tokyo.
En 2007, environ 80 000 nouveautés ont été éditées, soit une production en légère baisse depuis 2005, qui semble se confirmer encore en 2008. Le chiffre d’affaires du secteur s’élevait à plus de 6 milliards d’euros en 2007. Là encore ce chiffre est en baisse - en tendance - depuis le début des années 2000, alors même que les taux de lecture sont élevés, notamment chez les plus jeunes. L’irruption et la montée en puissance de l’édition numérique (dont le chiffre d’affaires, lui, augmente) combinées à une rationalisation de la production pourrait expliquer ces phénomènes.
Par ailleurs, l’édition japonaise est caractérisée par une grande diversité des formats d’édition (éditions courantes, poches, shinshos, etc.). L’actuelle pression sur les prix est en passe d’induire une nouvelle donne dans les arbitrages des éditeurs entre ces différents formats, ainsi qu’entre les différents secteurs éditoriaux.
Malgré la tendance générale à un certain repli identitaire et culturel, les échanges avec la France se maintiennent et s’intensifient autour de nouveaux secteurs d’édition, notamment la jeunesse. Outre les agents, ce sont également les traducteurs qui jouent un rôle de plus en plus marqué dans les mécanismes de prise de décisions car ils offrent une expertise fine et poussée des ouvrages étrangers.
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