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Comptes rendus
Foire internationale du livre de Séoul

Les éditeurs coréens toujours demandeurs 
Organisée par l’Association des éditeurs coréens, la Foire a accueilli plus de 300 éditeurs locaux ainsi que les représentations de 24 pays étrangers.
La sélection du BIEF et le catalogue jeunesse 2007 étaient présentés sur le stand français, idéalement situé à l’entrée de la foire. Par ailleurs, cinq maisons d’édition françaises avaient fait le déplacement : Larousse, Nathan, Autrement, Seuil jeunesse et Viviane Hamy.
 
Des rencontres professionnelles avec les éditeurs coréens, organisées en partenariat avec les services culturels de l’ambassade de France à Séoul, ont suscité un grand intérêt. En effet, une soixantaine de professionnels coréens ont assisté au séminaire qui portait sur l’édition en France et en Corée et réunissait, les maisons locales Dolbegae, Chanbi et Maumsanchaek et françaises Autrement, Seuil jeunesse et Viviane Hamy. Fortement mobilisés, les services culturels de l’ambassade de France à Séoul avaient également invité les auteurs Jean-Noël Pancrazi et Dominique Sylvain à participer à des tables rondes.
 
La bonne situation du stand du BIEF, tenu en partenariat avec la librairie Kyobo, a permis de toucher le public francophone et francophile, venu nombreux consulter et acheter les ouvrages exposés. En Corée, les titres de jeunesse et de BD ainsi que les livres scolaires et de référence sont fortement appréciés. Les traductions représentent un tiers des titres publiés chaque année, et la France bénéficie d’un statut privilégié avec plus de 700 titres traduits par an, d’après les informations recueillies par l’ambassade.
En ce qui concerne les cessions des droits, la place des agents semble essentielle, comme le signale Évelyne Le Bourse, des éditions Larousse.
 
Avec plus de 260 000 visiteurs et des éditeurs toujours demandeurs et curieux de la production française, la Foire du livre de Séoul est un rendez-vous incontournable pour les éditeurs français qui s’intéressent à l’Asie. De plus, en 2008, l’Association internationale des éditeurs (IPA) tiendra son assemblée générale à Séoul entre les 12 et 15 mai, au même moment que la foire.
 
- Heber Ostroviesky
  
 
Entretien avec Évelyne Le Bourse, responsable des droits étrangers chez Larousse, une fidèle de la foire coréenne.
 
BIEF : Pouvez-vous expliquer l’intérêt pour vous et pour Larousse, bien sûr, d’être présente à cette foire depuis plusieurs années ?
Évelyne Le Bourse : Les éditeurs coréens apprécient d’une façon générale les ouvrages Larousse, que ce soit des ouvrages de jeunesse ou des ouvrages de référence pour adultes grand public. Ils cherchent toujours un grand nombre de titres de jeunesse et, en général, ils suivent leurs partenaires dans leurs collections.
 
Quelle part représente la traduction d’ouvrages vers le coréen dans votre catalogue de droits ?
É. L. B. : En 2006, sur plus de 300 cessions conclues, quinze titres ont été vendus en Corée, dont onze titres en jeunesse, un titre d’art, un titre d’histoire, un titre de psychologie et un titre d’activités.
En 2007, sur plus de 300 cessions, trente titres vendus en Corée, dont onze titres de référence pour adultes, dix-huit titres jeunesse et un titre d’activités.
 
Les projets se concrétisent-ils lors de la Foire de Séoul ou lors d’une grande foire de droits comme Francfort, par exemple ?
É. L. B. : La concrétisation ne se passe pas obligatoirement dans une foire du livre. La Foire de Francfort est davantage dédiée à la présentation des nouveautés et des projets. Les négociations se déroulent entre les foires.
 
Quel est le rôle des agents ?
É. L. B. : Les agents prennent connaissance de nos catalogues, de nos ouvrages parus et de nos projets, puis les présentent à leur tour aux éditeurs coréens. Ils participent à la discussion et à la négociation des droits et perçoivent, pour ce faire, une commission. Ils sont très nombreux et la concurrence entre eux est rude. Ils sont de ce fait plutôt très réactifs.
 
Comment pourrait-on définir le marché coréen par rapport aux autres marchés d’Asie ?
É. L. B. : Un marché toujours demandeur et très ouvert. La relation avec les agents est plus occidentale dans la façon de travailler qu’avec les éditeurs des autres pays d’Asie. Les éditeurs coréens sont plutôt rapides à prendre des décisions, qu’elles soient positives ou négatives. Il est probable que le travail très actif des agents contribue à cette rapidité de prise de décision.
 
- Propos recueillis par Heber Ostroviesky
 -  janv. 2008
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