Voilà six ans que le BIEF n’avait plus participé à la TIBF, perçue comme trop nationale pour permettre de vrais échanges avec les professionnels locaux. Mais les éditeurs adhérents ont souhaité une présence collective cette année afin de mieux évaluer les possibles évolutions du Salon, à la suite aussi du succès de l’opération en sciences humaines organisée par le BIEF en novembre 2003. Cette foire principalement asiatique, réunit des éditeurs japonais (400 participants) mais aussi indiens, chinois, coréens, taiwanais, singapouriens, hongkongais, vietnamiens, indonésiens, pakistanais et malaisiens. Les Anglo-Américains sont essentiellement représentés dans l’espace multimédia (édition numérique, technique de PAO, CD-Rom…), exception faite pour Harper & Collins. Les participants comptent également quelques représentants du Proche et du Moyen-Orient comme l’Iran et l’Égypte.
La manifestation se déroule en deux temps : deux journées professionnelles, avec des séminaires sur des thèmes très variés et deux journées ouvertes au public constitué essentiellement de familles et de jeunes étudiants. L’édition numérique est très présente, ce secteur dynamique génèrqant l’intérêt du grand public et des professionnels. Les méthodes de langues concernent essentiellement la langue anglaise et sont pour la plupart sur support multimédia (CD-Rom notamment). L’espace Vie pratique regroupe des ouvrages japonais sur des sujets comme l’art culinaire ou des méthodes de bien-être mais surtout des guides.
Le stand français, un espace bien accueilli
La participation européenne est encore très faible. Le stand français jouxtait le stand espagnol et deux stands d’éditeurs allemands indépendants (Ara Edition OHG et Edel Classics GmbH). Au carrefour de plusieurs allées, il hébergeait notre partenaire Unipresse et présentait une sélection de près de 500 titres essentiellement centrée sur la jeunesse et l’art de vivre. Elle comptait également, en moindre part, des titres de sciences humaines et de littérature. Les principaux visiteurs du stand français ont été des Japonais francophiles, très attirés par le thème à l’honneur cette année, la gastronomie française, mais aussi des enseignants et des universitaires. Peu d’expatriés français sont venus. Quant aux éditeurs japonais, ils préfèrent avoir des contacts sur leur propre stand ou dans leur maison d’édition.
La TIBF a besoin de mieux se professionnaliser et de s’internationaliser ; les organisateurs en sont conscients. Ainsi, ils prévoient pour l’an prochain une meilleure couverture promotionnelle auprès des professionnels du livre et de mieux cibler les thèmes des séminaires. L’éditeur japonais travaille en confiance avec des intermédiaires et des contacts connus et reconnus. Une présence française qui ne serait qu’un coup d’essai perdrait de sa pertinence. Il semble vraiment souhaitable, si la profession désire mieux se faire connaître auprès des éditeurs japonais, de prolonger notre présence sur plusieurs années.
Prochaine date du TIBF : du 6 au 9 juillet 2005.