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Portrait et entretien de professionnels
L’éditeur iranien Farhang Moaser souhaite l’adhésion à la Convention de Berne

Spécialisée dans l’édition de dictionnaires, la maison a commencé son activité en 1981, pendant la guerre avec l’Irak. Elle comptait alors deux personnes dont son créateur, Davoud Mousai. L’équipe rédactionnelle est composée de linguistes, professeurs et doctorants pour la plupart, une douzaine pour les ouvrages anglais/farsi, trois pour l’allemand/farsi, trois également pour le français. Des collaborateurs extérieurs travaillent sur l’arabe et l’italien.

 

La conception des ouvrages est également didactique, elle se base sur l’expérience de groupes de travail rendus nécessaires pour familiariser les étudiants et les professeurs à l’utilisation des ouvrages de référence (qui par tradition apprennent « par cœur »), et peut même déboucher sur la création de méthodes pédagogiques à cet effet.

 

En Iran où l’on compte 22 millions d’écoliers et étudiants, le tirage moyen d’un dictionnaire se situe entre 120 000 et 150 000 exemplaires. La maison Farhang Moaser a publié trois éditions successives d’un dictionnaire franco-persan. La première (de 20 000 mots) il y a 10 ans, tirée d’abord à 2 000 exemplaires et vendue 15 000 rials (entre 2 et 3 euros), atteint aujourd’hui son 50 000e exemplaire. La deuxième édition (de 35 000 mots) a été tirée à 5 000 exemplaires et vendue 28 000 rials soit environ 4 euros. La troisième (de 40 000 mots) date de 2001, avec un tirage de 10 000 exemplaires. Elle est vendue au prix de 52 000 rials soit 7,50 euros. Rappelons que le salaire d’un professeur d’université est d’environ 43 euros.

 

L’éditeur a créé une belle et grande librairie et s’est doté d’un réseau de diffusion et distribution à travers la ville. La librairie diffuse sa propre production et dès septembre la production étrangère.
Davoud Mousai, directeur de Farhang Moaser, a d’ores et déjà commencé de travailler avec les éditeurs anglo-saxons et plus récemment avec les éditeurs français, dans son domaine de spécialité.

 

Il attend de ces derniers un soutien intellectuel et moral afin que lui-même et des confrères sur la même ligne puissent défendre leurs intérêts face au non respect du droit d’auteur des autres professionnels.

Séverine Séméria  -  sept. 2003
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